{"id":308,"date":"2019-03-16T08:19:46","date_gmt":"2019-03-16T07:19:46","guid":{"rendered":"http:\/\/engoguette.com\/?p=308"},"modified":"2019-03-16T08:28:56","modified_gmt":"2019-03-16T07:28:56","slug":"dharidwar-a-pokhara-trajet-homerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/engoguette.com\/index.php\/2019\/03\/16\/dharidwar-a-pokhara-trajet-homerique\/","title":{"rendered":"D&#8217;haridwar \u00e0 Pokhara, trajet hom\u00e9rique"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Jeudi 7 mars, au matin, nous rendons notre logement en milieu de matin\u00e9e, le bus est pr\u00e9vu vers 22h30&#8230; On fl\u00e2ne encore et encore dans les ruelles du chok (bord du fleuve), que nous connaissons maintenant fort bien, entre stands de bouffe et innombrables produits made in china, le tout sous plastique. On s&#8217;installe pour boire quelques chais et tuer le temps au soleil en compagnie de nos amis les chiens, aussi lascifs que nous ce jour-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis on retrouve l&#8217;atmosph\u00e8re sereine du petit gh\u00e2t au sein des ruelles commer\u00e7antes. Perdu, loin de la concentration religieuse, seuls quelques habitu\u00e9s semblent ici venir faire leurs ablutions et rituels. Le tout prot\u00e9g\u00e9, par un s\u00e2dhu, gardien du lieu, entre pri\u00e8res, discussions et usage fort fr\u00e9quent de son shilom. Nous y resterons quelques heures \u00e0 observer la vie qui s&#8217;y \u00e9coule, \u00e0 l&#8217;\u00e9cart du bruit et de la foule, chose rare pour nous en Inde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-313 aligncenter\" src=\"http:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/inde-haridwar-800-11.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"532\" srcset=\"https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/inde-haridwar-800-11.jpg 800w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/inde-haridwar-800-11-300x200.jpg 300w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/inde-haridwar-800-11-768x511.jpg 768w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/inde-haridwar-800-11-144x96.jpg 144w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un excellent dosai (cr\u00eapes de lentilles farcies ici d&#8217;oignons et pommes de terres et servies avec plusieurs sauces), nous allons voir un temple au sommet d&#8217;une colline surmontant la ville. Au lieu de prendre le tr\u00e8s alpin t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique pour l&#8217;atteindre, nous choisissons la marche \u00e0 pieds, \u00e7a nous fera un petit entra\u00eenement n\u00e9palais. Au fil de nos pas, la concentration de vendeurs sur le chemin, d&#8217;eau tout d&#8217;abord puis d&#8217;offrandes et autres bracelets made in china, se fait de plus en plus pr\u00e9sente&#8230; atmosph\u00e8re mercantile qui en devient malsaine, nous le ressentons tous les deux. Arriv\u00e9s au temple, notre impression est confirm\u00e9e, une partie du temple, transform\u00e9 en centre commercial, entre fritures et stand de portrait devant un d\u00e9cor en carton p\u00e2te du temple m\u00eame&#8230; alors que le v\u00e9ritable temple est bien s\u00fbr cach\u00e9 par le d\u00e9cor en carton p\u00e2te&#8230; Le reste du temple est du m\u00eame acabit, et chaque pas semble le pr\u00e9texte \u00e0 une nouvelle donation. Nous rebroussons chemin en vitesse, redescendons en ville et terminons la journ\u00e9e par un ultime regard \u00e0 ces gh\u00e2ts et la vie qui les entourent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9but de soir\u00e9e, nous r\u00e9cup\u00e9rons nos sacs et prenons \u00e0 pieds, charg\u00e9s comme des mules le chemin de la gare routi\u00e8re. Trajet difficile, le long de l&#8217;axe central de la ville entre klaxons et harangues des tuk-tuks, \u00e0 aucun moment d\u00e9stabilis\u00e9s par notre refus pr\u00e9c\u00e9dent quelques m\u00e8tres (soyons indulgents&#8230;) auparavant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arriv\u00e9 \u00e0 la gare, on s&#8217;assure de notre quai, plusieurs demandes, plusieurs r\u00e9ponses&#8230; \u00a0 mais les r\u00e9ponses nous donnent des quais proches, on est en confiance. On profite d&#8217;un petit resto \u00e0 l&#8217;\u00e9cart de l&#8217;avenue pour prendre notre dernier thali, excellent. On finit le repas avec une franche et fort sympathique discussion, avec un jeune indien de 22 ans. En couple, \u00e0 l&#8217;aise dans sa peau et avec son rapport aux femmes, les sujets sont fort ouverts, sa curiosit\u00e9 de notre situation &#8220;maritale&#8221; \u00e9tant largement \u00e9gale \u00e0 nos interrogations indiennes. Un peu avant l&#8217;heure pr\u00e9vue de notre bus, il nous aide \u00e0 le trouver, celui-ci ne s&#8217;arr\u00eatant finalement sur aucun quai, se contentant de stationner, phares allum\u00e9s, un peu plus loin et \u00e0 l&#8217;abri de nos regards&#8230; Et c&#8217;est parti pour 9 heures de bus, direction Pilibhit, notre premier \u00e9tape. Route horrible (\u00e0 ce moment l\u00e0, nos premi\u00e8res journ\u00e9es n\u00e9palaises sont depuis pass\u00e9es par l\u00e0), plusieurs fen\u00eatres laiss\u00e9es ouvertes par des passagers sans doute venus des confins de Sib\u00e9rie, rendent l&#8217;atmosph\u00e8re glaciale&#8230; le sommeil est rare, voir impossible. Arriv\u00e9s bien en avance, on prend un tuk-tuk pour la gare ferroviaire et savourons enfin plusieurs chais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis train pour Banbasa \u00e0 la fronti\u00e8re n\u00e9palaise. Au d\u00e9but vide, l&#8217;omnibus se remplit au fur et \u00e0 mesure&#8230; dans notre compartiment un groupe d&#8217;ados, fort mal d\u00e9grossis, s&#8217;installe. Regards appuy\u00e9s, allusions obsc\u00e8nes qui font rire la galerie (sauf nous), le message est clair et Laura en prend pour son grade. La b\u00eatise adolescente semble bien partag\u00e9e de par le monde, et le besoin de traducteur est nul dans ces situations. Au bout d&#8217;une heure d&#8217;apn\u00e9e et de regards fuyants vers le paysage de notre part, nous pouvons enfin fuir ce maudit train.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9ni\u00e8me tuk-tuk nous am\u00e8ne \u00e0 la fronti\u00e8re, sur un barrage hydro\u00e9lectrique, qui au vu du trac\u00e9 des fronti\u00e8res ne profite qu&#8217;au g\u00e9ant indien. Les tampons indiens sont faits rapidement, petite marche rapide sur 1 kilom\u00e8tre pour atteindre le poste fronti\u00e8re n\u00e9palais&#8230; Une femme, chauffeuse de tuk-tuk nous harasse pour monter dans son v\u00e9hicule et faire les 6 \u00e0 8 derniers kilom\u00e8tres, selon ses dires&#8230; Que nous parcourons en moins de 30 secondes bien s\u00fbr, le poste fronti\u00e8re \u00e9tant juste apr\u00e8s le virage o\u00f9 la femme a tent\u00e9 sa derni\u00e8re chance. A cette vitesse de marche, le N\u00e9pal n&#8217;a qu&#8217;\u00e0 bien se tenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On prend nos visas, puis notre premier tuk-tuk n\u00e9palais, fort semblable \u00e0 ces pr\u00e9d\u00e9cesseurs. A la gare routi\u00e8re, fatigu\u00e9s de cette nuit, nous refusons les bus touristiques nous emmenant directement \u00e0 Pokhara&#8230; et pr\u00e9f\u00e9rons couper le chemin en deux avec une nuit de repos bien m\u00e9rit\u00e9e ce soir. Direction donc Kohalpur, en bus local. Confortablement install\u00e9s au premier rang, nos sacs \u00e0 dos \u00e0 la place de nos jambes et celles-ci allong\u00e9es sur les dits sacs ainsi que la banquette jouxtant le si\u00e8ge du chauffeur, nous sommes par\u00e9s pour les 200 kilom\u00e8tres du trajet. Estim\u00e9s par les locaux entre 3 et 4 heures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grossi\u00e8re erreur, le bus \u00e9tant un bus local de chez local, celui-ci s&#8217;arr\u00eate toutes les 2 minutes pour prendre un nouveau passager. Et bien plus rarement en faire descendre un. Outre une vitesse moyenne fort d\u00e9cevante, on se retrouve vite avec des gens sur la banquette et une place fort pr\u00e9caire pour nos jambes. Difficile \u00e0 g\u00e9rer pour Laura, pour moi c&#8217;est l&#8217;\u00e9preuve de force. Le tout, compl\u00e9t\u00e9 par des clips de Bollywood sur \u00e9cran dans le bus avec un volume sonore digne des plus belles after parties du Sziget !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au bout de 5 heures, le bus se vide fort rapidement, on croit pouvoir finir le trajet tranquillement. Sauf que non, le bus s&#8217;arr\u00eate&#8230; c&#8217;est son terminus. Et nous prenons place dans un autre bus, tout aussi bond\u00e9 que le pr\u00e9c\u00e9dent. Laura est alors assaillie de questions par plusieurs n\u00e9palais, difficile \u00e9preuve d&#8217;anglais qu&#8217;une longue conversation de fin d&#8217;apr\u00e8s midi apr\u00e8s une nuit blanche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">8 heures plus tard (25 kilom\u00e8tre heure, record battu depuis), nous arrivons \u00e0 destination, prenons la premi\u00e8re piaule disponible (sans fen\u00eatre et hors de prix), ne souhaitant qu&#8217;une chose, profiter d&#8217;une bi\u00e8re fra\u00eeche disponible partout. Ce qui nous change fort de l&#8217;Inde. Laura, enthousiaste au possible pour d\u00e9couvrir les momos (raviolis n\u00e9palais) en commande plusieurs tourn\u00e9es sans regarder la carte. Grossi\u00e8re erreur, ceux-ci doivent \u00eatre aussi cher que ceux pris au dernier camp de base de l&#8217;Everest. On s&#8217;enquiert, malgr\u00e9 l&#8217;euphorie houblonn\u00e9e, que des bus vont jusqu&#8217;\u00e0 Pokhara, le patron nous assurant de leurs pr\u00e9sences chaque heure d\u00e8s 6 heures du matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&#8217;est \u00e0 cette heure-ci qu&#8217;on se l\u00e8ve et qu&#8217;on rejoint la gare routi\u00e8re, on nous assure que les bus pour Pokhara ne partent qu&#8217;\u00e0 16 heures. D\u00e9sillusion, \u00e9nervement pour ma part, on d\u00e9cide alors de prendre un autre bus local pour Butwal. Un couple barcelonais (nous le saurons par la suite), fait de m\u00eame, ce qui nous rassure, voyant leurs bonnes ma\u00eetrises du n\u00e9palais. Vers 11 heures du matin c&#8217;est la premi\u00e8re pause repas, et nous ne le savons pas encore, la seule de la journ\u00e9e. Ne sachant pas si nous avons le temps de manger un dhal baat (\u00e9quivalent N\u00e9palais du thali), nous nous contenterons d&#8217;une simple friture, se relevant de la simple p\u00e2te \u00e0 beignet. Pour tenir une journ\u00e9e compl\u00e8te, c&#8217;est un peu l\u00e9ger&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Partant \u00e0 7 heures, nous arrivons sur place \u00e0 15h30, dans la moyenne de nos 25 kilom\u00e8tres \/ heure. Puis on fonce \u00e0 la gare routi\u00e8re \u00e0 pieds, le couple barcelonais nous indique qu&#8217;il y a deux chemins pour atteindre notre destination finale, un par la montagne, difficile, mais court en kilom\u00e8tres, et l&#8217;autre par la plaine, plus long. Arriv\u00e9s sur place, on nous pousse gentiment dans le, soit disant, dernier bus pour Pokhara, on ne connait pas encore la route emprunt\u00e9e. Celle-ci se r\u00e9v\u00e8le bien vite celle de montagne, entre lacets aventureux, nids de poules, et autres pierres bloquant une des deux voies pr\u00e9sentes. Le couple de barcelonais nous demande si nous avons une chambre pour ce soir&#8230; Ni une, ni deux, ils prennent pour nous \u00e9galement une chambre dans une guest house proche du lac qui se r\u00e9v\u00e9lera super.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arriv\u00e9 \u00e0 Pokhara \u00e0 22h30, un ultime taxi,\u00a0 et on peut enfin savourer (question de point de vue) une simple omelette et du pain grill\u00e9&#8230; l&#8217;essentiel n&#8217;est pas l\u00e0, nous venons de finaliser ces 48 heures de voyage et c&#8217;est bien tout ce qui compte, nous sommes enfin \u00e0 Pokhara, et demain matin, on pourra profiter du lac \u00e0 l&#8217;aube&#8230; enfin pour ceux qui se l\u00e8veront !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-312 aligncenter\" src=\"http:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/nepal-pokhara-800.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"532\" srcset=\"https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/nepal-pokhara-800.jpg 800w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/nepal-pokhara-800-300x200.jpg 300w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/nepal-pokhara-800-768x511.jpg 768w, https:\/\/engoguette.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/nepal-pokhara-800-144x96.jpg 144w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alexis B.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeudi 7 mars, au matin, nous rendons notre logement en milieu de matin\u00e9e, le bus est pr\u00e9vu vers 22h30&#8230; On fl\u00e2ne encore et encore dans les ruelles du chok (bord du fleuve), que nous connaissons maintenant fort bien, entre stands de bouffe et innombrables produits made in china, le tout sous plastique. 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